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11.12.2006

Beaucoup de bruit pour rien?

Pour se sentir exister, jusqu'où n'irait-on pas?...
Sur quelques têtes, qui se voudraient brûlées aux feux de la rampe politique, la raison l'emporte finalement.
Finalement?
A suivre...

Revue genevoise: la gauche fait «amendement» honorable

Subventions
Patrice Mugny s’engage contre la coupe de 80'000 francs

Lionel Chiuch 

Patrice Mugny est un homme logique. Après avoir qualifié de «ridicule» la proposition de réduire de 80'000 francs la subvention accordée aux organisateurs de la Revue, le conseiller administratif aux Affaires culturelles vient d’annoncer qu’il déposerait un amendement pour éviter une telle coupe.

Un partenaire honnête

«L’ampleur de la polémique a provoqué quelques revirements», relève Patrice Mugny. Samedi, les partis de l’Alternative de gauche se sont réunis pour débattre de l’affaire.

Il est probable que certains, pourtant bien remontés, se soient laissés infléchir par les arguments du chef de la culture. Joint la semaine dernière par la Tribune, ce dernier avait notamment déclaré: «Frédéric Hohl est un partenaire honnête et sincère. Il signale toujours quand il y a des bénéfices et rend l’argent à la Ville. »

Quels qu’en soient les termes, la plaidoirie s’est visiblement révélée efficace puisque «l’Alternative a décidé de remettre les 80'000 francs».

Sketches «sexistes»

On s’en souvient, les reproches portaient sur certains sketches jugés «sexistes» ou «orientés» (voir TdG du mercredi 6 décembre). Il est vrai que Monica Bonfanti, la cheffe de la police, n’était pas épargnée par la plume impertinente de Pierre Naftule. En dépit du succès populaire rencontré par le spectacle (40 000 spectateurs par édition), les politiciens avaient décidé de sévir.

Dans un article du Matin, Christian Zaugg, conseiller municipal de l’Alliance de gauche et membre de la Commission des finances, estimait ainsi qu’une «manifestation de mauvaise humeur» s’imposait. La droite avait emboîté le pas, évoquant même par la voix du conseiller libéral Jean-Marc Froidevaux une «suppression totale» de la subvention.

Régler les divergences

Cette dernière, qui s’élève à 325 000 francs, est toujours menacée de la réduction de 80 000 francs. Il faudra attendre le 16 décembre pour savoir si le Conseil municipal a retrouvé son sens de l’humour.

Pour sa part, après avoir conclu que l’affaire était pliée – une majorité écrasante s’étant prononcée en faveur de la coupe lors de la dernière commission des finances – Patrice Mugny s’est finalement persuadé que rien n’était encore joué. «Samedi, nous avons essayé de régler les divergences, précise-t-il. Même s’il est vrai qu’on ne peut jamais être sûr, j’ai le sentiment que j’ai une majorité pour remettre les 80 000 francs. »

La nouvelle de ce revirement devrait conforter Pierre Naftule dans son optimisme et rassurer Frédéric Hohl. Lequel, non sans ironie, avait suggéré de supprimer les deux soirées complètes –d’une valeur de 50 000 francs– offertes aux collaborateurs de la Ville de Genève.

Eu égard aux critiques émises, on se gardera d’affirmer que ce dernier argument ait fait pencher la balance.

© Tribune de Genève (11.12.2006)

Il apparaît évident qu'ils s'y sont mis à plusieurs...

Commentaires

Il n'y a pas que dans la réalité que les politiciens ont des difficultés à rire d'eux-même!...


Cordialement.

Ecrit par : quellesconnes | 12.12.2006